Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 17:15

Ce sont des petites habitudes, des rituels anodins qui, sans qu’on s’en aperçoive, viennent pimenter nos journées rébarbatives dans nos entreprises. Celui qui sert la main en arrivant et qui en profite pour vous tripoter les épaules, l’autre qui fait la bise en venant chercher son café, tout en tentant une énième tentative de séduction médiocre et surtout, dans mon cas, ces copines auxquelles je me raccroche les jours où je ne trouve pas de raison valable pour aller travailler.

 

Tout doucement, ces personnes s’incrustent dans le décor, elles deviennent parfois une plante, une fenêtre, un tableau, elles agrémentent sans le savoir le quotidien d’un collègue ou d’un patron. Un sourire, une jolie robe, une petite attention et les journées deviennent moins lourdes, moins longues. Sans vraiment s’en rendre compte, les fous rires s’alternent avec les corvées et au fond, l’ensemble n’est pas si terrible. Grâce à elles. On partage les ragots du jour autour d’une salade et d’un coca light, on compare nos régimes, nos fringues, nos amours, on se régale des coucheries internes et des rumeurs douteuses, on critique, on complimente, on se rassure, on s’aide à tenir debout.

 

Et puis un jour…l’une d’entre elle s’en va, une de plus, une de trop. On organise un dernier pot où l’on sort deux, trois vannes en lui offrant l’inévitable carte d’adieu, on sirote du mousseux, on se goinfre de fraises Tagada, mais surtout, on lutte pour ravaler ses larmes. Parce que ce ne sera plus jamais pareil après son départ. Le cercle se rétrécit en même temps que notre motivation pour venir travailler le lendemain et c’est un peu de notre bonne humeur qu’elle emmène avec elle.

 

Cet « article » s’adresse à toutes mes copines celles qui sont parties et celles qui restent, merci du fond du cœur pour tout ce que vous m’avez donné, même sans vous en rendre compte, parce que c’est grâce à vous aussi que j’ai pû tenir ces derniers mois.

 

Au revoir Karine, je ne t’oublierai pas…297978 247278801978711 100000897784832 714321 75985 s

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Mercredi 24 août 2011 3 24 /08 /Août /2011 12:10

Un rhume en plein mois d’août, c’est vraiment n’importe quoi… Comme si la simple perspective d’arriver en septembre ne me remuait pas déjà assez les entrailles comme ça. Même pas de kleenex à la maison, ce n’est pas la saison, évidemment. Ah j’ai l’air glamour avec mon rouleau de papier toilette qui dépasse de mon sac, mon nez rouge et mes yeux qui pleurent au contact de l’air ! Un vrai clown ambulant. Qui s’en va rejoindre le triste cirque de la « vie active » derrière ses deux mètres carré de bureau. Elles sont déjà loin les vacances, fossilisées sous la forme de photos colorées qui semblent déjà datées d’une autre époque. Celle d’une parenthèse insouciante où l’usage même du téléphone était proscrit. Allongée sur le sable blanc de Tunisie, la quiétude et le luxe apparaissaient possible, ce matin, je n’en retrouve même plus le goût. Ce travail me vide, m’aspire de l’intérieur, il vampirise petit à petit toute ma bonne humeur et les journées se ressemblent tellement que j’en perds la notion du temps.

 

Pourtant, ce 24 août est un jour de fête, car voilà six mois exactement que j’ai rencontré mon homme. Un jour plus tôt, je ne savais pas qu’il existait. Un jour plus tôt, j’étais résolue à finir ma vie seule et désillusionnée. Un jour plus tôt, je ne savais pas ce qu’était le bonheur et je le confondais fréquemment avec des plaisirs fugaces que je m’acharnais à retenir, à coup d’abnégation. Un jour plus tôt, je ne souriais que par politesse. Je n’aime pas la personne que j’étais un jour plus tôt, le souvenir de son constant pessimisme me glace et je prie pour ne plus jamais la recroiser. Je la laisse rejoindre le cimetière des journées insignifiantes et des peines à tout jamais inconsolables. Je n’apporterais aucune gerbe de fleurs, je préfère oublier. J’ai opté pour le tri sélectif dans ma mémoire, les débris de larmes n’ont pas leur place, je préfère m’en délester dans la décharge de l’oubli. Une décharge qui déborde déjà et qui peine à broyer certains souvenirs plus encombrants que d’autres. Chacun ses problèmes. Je joue déjà à la standardiste, je ne peux pas tout gérer.

 

Je vide un peu plus, à chaque éternuement, le rouleau de papier toilette qui s’érige à présent sur mon bureau, fier comme un coq d’avoir pu s’échapper de notre salle de bain pour aller faire un tour à Paris et je compte les minutes qui me ramèneront jusque dans mon lit. Encore six heures, c’est au-dessus de mes forces et pourtant… à peine rentrée je ne peux pas me permettre de fuir pour un petit rhume de rien du tout. Ce n’est pas très sérieux… Le téléphone du standard qui n’arrête pas de sonner me donne des palpitations. Des insultes commencent à germer dans ma tête, j’ai envie d’hurler : « sortez moi de cet enfer b….. de m…. ! ». J’aimerais que quelqu’un me pince pour provoquer mon réveil et me dise : « Tout ça n’est qu’un cauchemar Agnès, tu sais bien que ce n’est pas ça ta vie, standardiste… qu’elle idée saugrenue ! Retourne sur les planches, reprends ton micro, tes musiciens, réveille-toi ! Réveille-toi ! »

 

Pourtant je n’est qu’un seul désir aujourd’hui et justement c’est : DORMIR !

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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 16:45

Samedi, réveil étonnamment de bonne heure. Mon amoureux sautille de joie tel un petit lémurien sous Guronsan à l’idée d’une excursion à l’aventure improvisée la veille. Direction : l’incontournable Sidi Bou Saïd. Un taxi jusqu’à Nabeul, suivit d’un bus jusqu’à Tunis et enfin un autre taxi jusqu’à notre destination (je vous l’accorde, nous ne sommes pas encore des Indiana Jones…). La chaleur est pesante, mais heureusement, l’enchaînement de tous ces transports se passe sans encombres. L’arrivée dans la ville, au sommet de cette petite colline aux allures tropéziennes est vraiment exceptionnelle.

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Les murs blancs, les volets bleus, les cigales, un petit paradis sur terre. Mon chéri, lui, ne se sent pas très à l’aise et trouve l’énergie environnante plutôt négative. J’ai souvent eu cette impression dans des endroits que d’autres encensaient, comme si je ressentais un fond d’imposture, un fond mauvais.

 

Nous déjeunons dans un restaurant aux couleurs locales et savourons notre premier couscous, bien que ce ne soit pas le plat idéal sous ces températures…

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Inutile de rêver à un verre de vin pour accompagner notre repas puisque aucun alcool n’est vendu dans toute la ville en cette période de Ramadan. Après avoir trouver la force de nous lever de nos sièges, nous partons digérer avec peine au « Café des délices », rendu célèbre par notre Bruel national.

P1030402 P1030403Le prix de cette petite notoriété se fait sentir à l’addition et nous payons 4,5 dinars pour un thé à la menthe, soit le triple du prix pratiqué en général dans le pays. Peu importe, la vue sur la mer est imprenable et nous avons besoin de cette pause avant d’attaquer les 399 marches en pierre qui nous conduiront à la plage. Malgré la tiédeur de l’eau et la beauté du paysage, nous savons que le chemin du retour est long et nous repartons donc en taxi jusqu’à la gare routière avant d’allumer, un peu ensuqués, le bouton de démarrage du film permanent qui se joue à travers la fenêtre du bus…

 

Les deux jours suivants sont consacrés au farniente total, les pieds en éventail sur deux transats rescapés de l’assaut matinal des allemands et vue sur la mer à travers nos cocktails multicolores. Plus aucune envie de partir, de rejoindre la grisaille, le métro, le réveil à 7h, juste envie de mettre le monde sur pause pour savourer encore cet exil reposant en duo.

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Pourtant la fin de ce séjour sonne bien trop tôt, mardi, à 4heures du matin et nous rejoignons l’aéroport avec le même engouement qu'un premier jour de rentrée scolaire.

 

Heureusement, des dizaines de projets ont mûri dans nos têtes durant ce séjour, comme des petites carottes pendues devant nos nez qui nous empêcherons de faire du sur-place à notre retour et qui laissent envisager un avenir riche et joyeux. Cette expérience de vacances à deux nous a permis de réaliser à quel point nous évoluions tous les deux sur le même rythme, la même énergie et l’amour que nous nous portons est une immense découverte pour moi. Je ne pensais pas que c’était réellement possible dans la vraie vie, en tous cas, pas dans la mienne. J’étais arrivée à un tel constat d’échec face à toutes mes relations précédentes, que je m’étais résolue à ne plus espérer revivre un jour en couple et encore moins connaître une telle plénitude avec un homme. Il est rare que j’arrive à le dire, mais je suis heureuse et je sais que ce petit voyage n’était qu’un amuse-bouche face au festin qui nous attend. La boulimique que je suis s’en réjouit d’avance.

 

 

Alors même si le retour derrière mon standard ne s’est pas fait sans difficultés, je sais enfin pourquoi je me lève tous les matins, dans l’unique attente de retrouver, le soir, ma nouvelle et merveilleuse famille…

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Jeudi 18 août 2011 4 18 /08 /Août /2011 16:45

img013.jpgPour cette deuxième soirée, nous décidons de prendre un taxi pour nous rendre à la ville d’Hammamet, afin de ne pas laisser le temps glisser entre nos doigts comme des grains de sable blanc. Tout comme lors de mon dernier passage en solitaire dans cette ville, il y a quelques années, je redécouvre ce centre touristique avec effroi, tant tout le cœur de la Médina est caractérisé par une cacophonie assourdissante. Dans toutes les terrasses de restaurant, tous les cafés, des groupes de musiciens locaux menacent de surdité leur auditoire à chaque note plantée sur leurs vieux synthétiseurs. Nous fuyons aussitôt le bruit et la foule de touristes pour rejoindre une pseudo pizzeria au feu de bois, où les restes de mon dîner finiront dans l’estomac de trois petits chats tournant autour de notre table avec des miaulements aussi inquiétants que leur maigreur.

Une heure trente du matin, nous ne tenons plus debout et nous nous laissons reconduire à notre hôtel par un taxi apparemment aussi pressé que nous d’arriver à destination.

Suit une nuit en pointillés, à cause de la climatisation de la chambre qui fait un bruit semblable à une chasse d’eau permanente…

 

Nous nous réveillons hagards et rejoignons sur un mode automatique le buffet du petit déjeuner. J’ai abandonné, dès le premier jour, l’idée de boire du café, puisque ce liquide noirâtre, mis généreusement à notre disposition, m’a creusé directement un trou dans l’estomac et je ne peux déjà plus blairer les étalages de pastèques, ni l’odeur des pommes rissolées dès mon réveil.

Je rêve d’un Nespresso et d’un croissant au beurre. Jamais contente.P1030332.JPG

Pas assez dormi et le soleil est de plomb. Nous errons de la plage à notre chambre en attendant un réveil par défaut. Tout autour de la piscine, les allemands crament sur leurs transats réservés dans la nuit et la Macarena résonne trop fort pour nos petites oreilles fatiguées. Tout autour de nous, nous observons les animateurs du club relégués à des tâches manuelles comme la peinte d’un mur. A l’heure du Ramadan, la population vit au ralenti et subit la louable torture de ne pas s’hydrater malgré les 35°C dès 10h du matin… Avec le sourire. Je suis admirative de trouver autant de foi chez l’homme. C’est sans doute ce qui causera la perte de l’Occident, en oubliant au fur et à mesure des progrès technologiques, les vraies valeurs qui caractérisaient nos aînés. Car, honnêtement, qui aujourd’hui en France serait capable de faire un jeune diurne au nom de Dieu ?...

 

P1030280.JPGNous laissons le reste de la journée nous embarquer tièdement comme si nous flottions dans une jolie barque en bois au fil d’une calme rivière. Le repos : luxe absolu de l’européen de classe moyenne. Mieux que les buffets, la plage ou l’alcool à volonté. Le repos, de nos jours, s’achète.

A la tombée de la nuit, nous partons dîner dans le « grand restaurant » de l’hôtel où nous ne sommes conviés qu’une seule fois durant notre séjour et cela dans le cadre de notre forfait « all inclusive ». Deuxième luxe suprême de la journée : nous commandons une bouteille de « vrai » vin rosé qui a une autre fonction de simplement nous trouer le bide ! Ce dîner aux chandelles rajoute encore de la lumière à notre invascillable flamme. Plus les jours passent et plus je l’aime. Ses yeux ont la couleur de l’eau turquoise de cette partie de la Méditerranée et je continue à boire chacune de ses paroles comme un élixir sacré. Nous voguons encore, nous flottons, volons au-dessus des tables, main dans la main et nos cœurs battent au rythme des Tam Tam tunisiens. Troisième et ultime luxe : le bonheur en forme de béatitude. L’avoir trouvé, enfin, suivre la même route que son âme siamoise…

 

Quelques cocktails bus au bord de la piscine plus tard, nous rejoignons notre chambre, un peu hébétés par autant d’amour et, en fond sonore, laissons quelques instants gémir la télévision relatant les diverses catastrophes mondiales qui se sont déroulées dans la journée.

 

Dernier luxe du jour : j’appuie sur le bouton OFF.

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Jeudi 18 août 2011 4 18 /08 /Août /2011 00:32

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En vacances…

 

Avoir un but. Même s’il s’agit simplement de nager entre deux gros rochers dans la mer. Viser, se mettre à l’épreuve, se dépasser, atteindre. Puis, se reposer, fier du labour achevé. Souffrir, mais savoir pourquoi. Cette fois je sais. Ce n’est que pour atteindre une nouvelle fois ce satané rocher. Si l’on se laisse aller à l’oisiveté, alors même les palmiers plantés dans un décor sublime deviennent oppressants. Ils n’ombragent qu’une part de soleil, l’autre ne vient que de l’effort et de l’accomplissement.

 

Et immortaliser les instants, galerie de preuves numériques de quelques moments aériens, photos qui n’intéressent jamais personne, simples témoignages de beaux souvenirs déjà envolés. Quand le clic de l’appareil retentit, c’est déjà le passé qui rentre dans la boite. Le présent ne s’immortalise pas.

 

Observer autour de la piscine de l’hôtel, les transats démontés par des allemands noyés dans leurs propres structures et ayant atteint le sommet de leur rigueur. A l’étranger, surtout. Le principal : être toujours le premier à poser sa serviette.

 

Constater avec stupeur que l’être humain, dans sa grande généralité, aime se déplacer en troupeau, suivre docilement son guide et découvrir à travers des œillères touristiques des endroits faussement aventureux. Je n’aime pas la foule et de moins en moins les groupes, ces bandes de faux joyeux lurons qui balancent fièrement des « salam alikoum » à tous les marchands ambulants qui croisent leur route. Avant, je préférais partir seule, aujourd’hui nous sommes deux, aujourd’hui il y a nous et le reste du monde, c’est une autre forme de solitude, consentie et positive.

 

Nous n’irons pas faire de ballades en chameaux, de quad ou autres excursions en bateau pirate, nous serons collés, nous aimons ça, plus que tout. Membres d’UHU, si vous m’entendez, sachez que nous sommes ouverts à tout sponsor  potentiel… On s’en fout de ce que les autres en pensent, si vous saviez ce qu’on s’en fout…

 

Notre hôtel se trouve à Nabeul, capitale de la poterie tunisienne, à une heure de Tunis et une demi-heure environ d’Hammamet. Cette première journée du 10 août est magnifiquement ensoleillée, désolée de vous le dire mais le ciel est d’un bleu turquoise, tout comme l’eau, tout comme notre état d’âme. Après avoir changé de chambre à cause d’un vieux relent d’égout, qui gâchait un poil ce cadre idyllique, nous venons de nous installer dans la 209 qui est, à première vue, parfaite. Un véritable nid d’amour, avec une petite terrasse donnant sur la mer.

 

Etre mieux serait indécent. Il faut du temps pour s’habituer au bonheur. Suite au voyage et au léger décalage horaire, nous prenons nos marques, doucement, avec prudence. Nous revenons à l’état de fœtus, nourris via le cordon ombilical d’un hôtel « All inclusive ». On mange, on dort, on ne pense plus. Notre première soirée consiste à redécouvrir le luxe du temps, la chaleur de nos corps. Tendrement, reprendre le temps de s’aimer et de se souvenir pourquoi. Nous nous endormons de bonne heure, déjà repus de cet alcool imbuvable que l’on nous propose à volonté, nous finissons la journée avec un thé à la menthe. Payant…

 

Nous passons notre deuxième journée dans le souk de Nabeul, après s’être offerts la joie d’y être conduit en calèche tirée par deux chevaux.

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Là-bas, nous trouvons des tunisiens épuisés par le Ramadan et assommés par les 35°C dès 10heures du matin.Ca ne décourage pourtant pas les marchands de nous agripper le bras à chaque stand et de nous faire des prix d’américains. Ils disent que les français sont leurs amis, j’en déduis qu’ils ne sont jamais venus en France… Tout le monde se tutoie et l’agressivité monte avec nos tentatives de baisses des prix. Un homme nous dit : « Le français a beaucoup de goût mais pas beaucoup d’argent ! ». Alors oui, peut-être sont-ils déjà venus chez nous…

 

Ici le temps s’étire comme une longue sieste et les heures se perdent au fil des baignades et des ballades nonchalantes. Nous sommes déjà jeudi soir, deux jours ont disparu lentement dans la Méditerranée , il ne m’en faut pas plus pour savoir que le retour sera insupportable. C’est pourquoi il est nécessaire de se fabriquer un maximum de souvenirs pour avoir de belles pensées les jours où la folie nous guette, assis derrière nos bureaux.

 

A suivre...

 

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