Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 16:15

 

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28 Octobre 2011

 

 

Le ciel s’est ouvert sur Paris pour laisser s’échapper une pluie d’étoiles.

 

J’ai toujours cru aux contes de fées, pour la simple raison que je suis moi-même une princesse. Petite, je me souviens avoir passé un après-midi entier dans un champ de citrouilles, en hurlant de toutes mes forces des formules magiques imaginaires (ce n’est pas un pléonasme, parce que la magie existe pour de vrai, je le sais), dans l’espoir de voir apparaître de beaux carrosses dorés. J’étais Cendrillon la mal-aimée, l’incomprise, victime des railleries de ceux qui s’étaient mariés par résignation et qui ne comprenaient pas que mon cœur ne battait déjà, au fond, que pour un seul homme.

 

Plus tard, ce fut à l’aide de ma souris (magique) que j’allais explorer les sphères mystérieuses des sites de rencontres, pensant tomber nez à nez avec mon âme sœur au détour d’un profil agréable, mais la seule chose présente à nos rendez-vous était une nouvelle déception…

 

Mais j’ai continué à y croire, tout en cumulant les échecs et en mettant le tout sur le dos de l’expérience. Jusqu’au jour où j’ai accepté que ce fameux Prince ne viendrait pas et que je finirais donc ma vie, comme je l‘avais menée jusque là : seule.

 

« C’est toujours quand tu t’y attends le moins…. »

 

Puis en tout début d’année, le cœur endurci, je suis tombée sur un homme d’une extrême gentillesse pour qui je n’ai eu les premiers jours qu’une affection particulière, presque filiale. Il se trouve qu’il était lui aussi dans une situation qui excluait toute possibilité de rencontre amoureuse, ce qui a dégagé de nos rapports la lourdeur de l’ambiguïté. La suite, chers lecteurs, vous la connaissez déjà, enfin presque… Puisque depuis ce jour-là, nous ne nous sommes plus jamais quittés et nous avons emménagés ensemble dès le mois de juin, pour découvrir avec surprise que les familles recomposées pouvaient être une véritable source d’enrichissement et de joie pour chacun. Depuis, les jours filent au rythme de notre amour grandissant sans l’ombre d’un nuage à l’horizon.

 

« Soudain, la marraine de Cendrillon prit sa baguette magique et changea la citrouille en un magnifique carrosse doré… »

 

28 Octobre 2011, aux alentours de 23h00

 

Après m’avoir invitée pour une ballade en péniche arrosée au champagne, mon homme m’a proposé de retourner à la place du Tertre, à Montmartre, l’endroit même qui avait été témoin de notre premier matin d’amour. Après une halte aux pieds du Moulin de la Galette, pour déguster les meilleurs rhums arrangés de la capitale (et pour se donner peut-être aussi un peu de courage), nous avons continué notre ascension jusqu’au Sacré cœur. La nuit était douce et des étoiles filantes éclairaient le ciel déjà emprunt d’une noirceur automnale. Enfin face à la vue imprenable sur Paris, adossés à la basilique, mon homme m’a regardé avec une intensité particulière et m’a demandé si je souhaitais véritablement passer le restant de mes jours à ses côtés. Mon cœur de petite princesse ridée a soudain retrouvé de sa juvénilité et dans le même temps, il s’est agenouillé en sortant une petite boite, que dis-je… LA BOITE de sa poche et m’a demandé si j’acceptais de devenir sa femme… Au moment où mon "OUI!" remplit de larmes a résonné dans toute la butte,les oiseaux se sont mis à chanter tout en virevoltant autour de nous, les centaines de badauds amassés sur les marches se sont mis à danser et Le ciel s’est ouvert sur Paris pour laisser s’échapper une pluie d’étoiles.

 

Moi, Agnès Villani, 36 ans, je vais me marier !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 14:23

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« Qu’est-ce qui t’arrive Agnès ? Ces derniers temps, tes articles sont beaucoup moins personnels, plus axés sur les médias, tu ne nous avais pas habitué à ça… »

 

Il m’arrive que je ne peux plus vivre muselée devant tellement d’actualités qui me révoltent, ni ressentir cette sensation floue sur ce monde que j’aimais bien, malgré tout et qui est en train de glisser vers quelques sphères obscures.

 

Au bout d’un moment, en mon sens, ne rien dire, c’est adhérer.

 

Sachez que je ne m’amuse pas à prétendre à quelconque talents ou aspirations journalistiques, mais que je souhaite exposer, en tant que citoyenne, ma perception des choses.

 

Suite à l’allocution, hier soir, de notre président, je me suis sentie insultée. Bien que je n’attendais aucune déclaration franche et explicite de sa part, mais un minimum de mesures concrètes accompagnées de leurs immédiates conséquences. Malheureusement, tout ce que j’ai retenu, c’est que notre pays ne peut plus s’en sortir seul et qu’il allait falloir compter sur une alliance soudaine avec l’Allemagne afin de créer ensemble un « cœur de l’Europe » économiquement et socialement plus fort. Soit. J’imagine en effet que pour en arriver à une telle décision, la nuit précédente n’a pas du être longue. Puis, presque à la dernière minute de ce show télévisé, voilà que le président nous fait comprendre à demi-mot qu’il est allé solliciter une aide financière auprès des chinois dans le but de ne pas être à notre tour emportés dans la chute vertigineuse de la Grèce. La question que je me pose est : à quel prix ? Dans un climat social tendu comme un arc, où, par exemple, la moitié des salariés de ma boite (privée et cotée en bourse) sont expatriés à Schenzen et que la crise est devenue l’alibi préféré du patronnât pour justifier ses licenciements abusifs, comment exactement pouvons-nous espérer relancer l’emploi en France si nous implantons la plupart de nos usines à l’étranger ?

 

Monsieur Sarkozy n’est peut-être pas encore en campagne, comme il l’a annoncé à plusieurs reprises d’un air désabusé, mais imaginez tout de même le mal qui peut être fait dans les six prochains mois. Surtout s’il n’a plus rien à perdre…

 

Je voudrais quand même saluer les efforts de monsieur Calvi, qui a vainement tenté de poser les questions qui fâchent, à côté d’un Pernaut désireux de se cacher dans un trou de souris. Rares aujourd'hui sont les journalistes prêts à disparaître du Paf pour défendre leurs idées et j'apporte tout mon soutien à cet homme qui ne s'est pas démonté devant les tentatives d'esquives de son interlocuteur et qui n'a pas non plus cédé à la pression du politiquement, hypocritement, correct..

 

Alors si l’on résume, il n’y aura pas une généralisation de la hausse de la T.V.A, ce qui ne veut évidemment pas dire qu’il n’y aura aucune hausse, nous allons devenir les petits playmobils de la Chine et les sbires de l’Allemagne et Rocard, par deux fois encensés par le président, viendra sûrement piquer la place à un Fillon un peu trop à l’honneur dans les sondages. Mais le principal tout de même à retenir ici, c’est que les deux « femmes » du président vont bien et ça, c’est vraiment rassurant !

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Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 12:00

 

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Vous qui avez élaboré, au fil des ans, un argumentaire implacable lorsque vos amis vous questionnent sur votre « choix » de passer toutes vos vacances en camping, de rester fidèles à ce petit coiffeur de quartier qui rate systématiquement votre coupe mais qui vous fait un si bon prix, de dépendre des humeurs aléatoirement généreuses du site « Billet réduc » pour vous rendre au théâtre grâce aux places au rabais, de fêter votre anniversaire en grandes pompes à L’Hippopotamus du coin, essentiellement attirés par le gâteau offert (et les bougies !), de n’avoir séjourné dans un hôtel quatre étoiles que lors de cet inoubliable séminaire à Dijon, de promettre monts et merveilles à votre dulcinée pour qu’elle accepte de vous masser, avec conviction et plus de cinq minutes, alors voilà qu’une nouvelle ère de consommation s’offre à vous, grâce à une simple petite visite dans la benne à ordure de l’homme moderne : la boite de spams.

 

« Un peu parti, un peu naze… »

 

Grâce à l’arrivée massive des sites d’offres groupées, vous n’aurez plus besoin d’attendre les fêtes de Noël pour vous ruiner sur une Smartbox qui ne saurait traduire que votre manque d’inspiration. Massages Thaï, manucure, restaurants gourmets, week-end dans un palace à Marrakech, imaginez un instant cette orgie de luxe qui s’offre à vous.

 

J’ai testé. Je suis fan. Je suis ruinée.

 

Les questions qui m’obnubilent sont les suivantes : donner le goût du normalement inaccessible n’est-il pas dangereux pour le français moyen que je suis ? N’est-il pas mieux de voir le beau en rêve que d’apprendre à vivre à nouveau avec le moche au quotidien ?

 

Ce procédé me fait penser au « mythe de la caverne » de Platon. Par exemple, prenons un français profondément affecté par la crise. Je reprends. Prenons un français. Envoyons-le à l’hôtel Pullman d’Eindhoven, donnons-lui un libre accès au SPA, un petit déjeuner princier, un matelas de compétition dans un lit de magazine, une machine Nespresso dans sa chambre (la classe quand même !) et ramenons-le ensuite en un coup de train dans sa banlieue grise, avec ses idées noires et son compte en banque au rouge. Comment réagira-t-il ? Il essaiera sans doute d’expliquer à ses amis jaloux la fabuleuse expérience qu’il vient de vivre. Soit ces derniers penseront qu’il essaye de se faire mousser ou soit, à leur tour, ils voudront leur part du gâteau et fonceront sur Internet pour jouir eux aussi d’une parenthèse luxurieuse dans leur quotidien qui l'est beaucoup moins.

 

« Un peu parti, un peu naze… »

 

Nous ne sommes pas égaux, c’est un fait. Mais dans le fond, est-ce si bénéfique de nous faire croire le contraire ?....

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Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 11:39

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Feuilles mortes, magasins surchauffés, manteaux encombrants, cols roulés, raclettes à répétition, cartons de jolies robes d’été échangées pour ceux des jours gris, des jours froids, parapluie ruisselant dans une main gantée et paquet de Kleenex dans l’autre, marchands de marrons grillés et de maïs carbonisés, cartes de vœux de l’Unicef, nouvelles têtes de vainqueurs sur le Paf,  grèves des trains de banlieues, collants trop chauds, collants troués, listes de Noël, organisation des fêtes de fin d’année, les jours trop courts, les nuits trop froides, le retour des édredons et des bouillottes, des vaccins contre la grippe et des antibiotiques, des impôts locaux, des locations de ski, des faux pères Noël intermittents, des films de lutins, des vitrines de magasins illuminées, des cheminées crépitantes et du vin chaud, de la fatigue, la fatigue…

 

Voilà que je me traine, répétant les mêmes pas dans les pas des mêmes saisons. Je regarde le chemin parcouru, je n’en crois pas mes yeux. Même Noël qui nous menace de son inlassable mièvrerie, ne me donne pas cette année d’urticaire. Je rêve pour la première fois de ma vie d’acheter un sapin, un vrai, comme on trouve dans les familles de spot publicitaires, avec cette odeur d’enfance qui suinte à travers les aiguilles. Je veux le décorer avec nos enfants déjà impatients de découvrir leurs cadeaux si convoités tout au long de l’année. J’ai envie de dindes fourrées et de ragoûts parfumés, de promenades en forêt pour ramasser des châtaignes, des étreintes fougueuses au coin d’un feu avec mon homme, j’ai envie d’aimer l’hiver, comme si c’était le premier.

 

Je ne ressens plus l’acidité des gens aigris, j’ai mis un paravent entre nous, pour me protéger de leur courant d’air.

 

La première bourrasque des primaires enfin évaporées dans les ondes saturées, le calme saisonnier peut retrouver de sa splendeur. Le bleu-gris du ciel attire tel un aimant nos quelques larmes refoulées pour qu’elles arrivent enfin à prendre leur place dans le chœur lancinant des citadins, amassés du matin au soir dans des containers de lassitude. Et ça fait du bien d’avoir le droit d’être triste, pour des centaines de raisons, mais aucune en particulier. Les clowns aussi changent de visages quelquefois, même les Augustes peuvent être bipolaires.

 

J’ai fait l’acquisition de mes premiers gants bon marché de l’année. Vive H et M ! Deux paires pour le prix d’une ! Soit, au total, quatre pauvres petits gants en fine laine qui se retrouveront, un jour ou l’autre, oubliés sur les fauteuils d’un R.E.R… Il faudrait, de toute urgence, monter une association de protection pour nos amis les gants et les parapluies. On leur fait mener la vie dure…

 

Nous y voici,

 

Compils de Noël au remix agaçant, chanteurs d’opérette, de rouge et blanc vêtus,  s’égosillant sur des « samples » de xylophones nasillards, chorale de pseudos prêtres avides de petites gloires terrestres, boots handicapants, étoile des neiges, odeur de chips humides, mélangée à celle du Coca, dans le bus de l’école qui nous mène aux pistes du Mourtis. Je ne suis plus retournée au  ski depuis. Les fantômes de mon corps inconfortable de l'époque me glacent bien plus que des kilomètres de neige.

Ski de fond, fond de piste, plâtres gribouillés d’autographes, bûches aux chocolat, guirlandes dorées, rouges, bleues, argentées, cadeaux. Crèche. Famille. Autant d’images d’Epinal que je m’acharnerai à inscrire dans toutes mes listes de Noël. Pour qu’elles continuent à exister, comme le père Noël, dans ma tête.

 

Mais avant que nous touchions du doigt l’aube du 25 décembre, il est temps pour moi de partir retrouver certains vieux amis endormis dans ma cave.

 

Nous y voici.

 

Collants opaques, bonnet rose à pompon, écharpe payée un bras à Monoprix l’hiver dernier, petit pull marin démodé, escarpins  Louboutin (genre…)

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Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 14:41

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Il a suffi d’un simple clic sur mon interrupteur, agrémenté d’un soupçon de poudre de Perlimpinpin, pour que la vieille machine encrassée se réenclenche. La bête ambitieuse qui hibernait en moi a ouvert ses yeux verrons, avec un éclat très particulier, une dilatation de la pupille, au niveau de mon œil gauche, de mon œil vert, celui de la conquérante essoufflée qui n’attendait qu’un signe, aussi infime soit-il, pour rallumer sa lumière. Le cordon électrique me reliant à la petite porte des médias s’est soudain reconnecté, sans quelques dangereuses étincelles, prenant possession de la moindre molécule de mon aura, de mon énergie, de mon discernement…

 

Casting, caméras, tic-tac, le chrono s’enclenche : éblouir, séduire, épater, convaincre, surprendre, amuser : PLAIRE, en un temps record, après avoir été expulsée de ma vaseuse condition d’hôtesse d’accueil, le temps d’une petite semaine de flottement, le temps, simplement, d’un coup de fil d’une prod télé.

 

Toujours apparaissant sur quelques fichiers d’artistes refoulés lors de précédents castings (peu importe d’ailleurs la chaîne, les fichiers n’ont pas d’étiquettes !), je me suis donc vue proposer un jeu dans lequel il me faudrait retrouver les paroles de chansons françaises. Défi suprême quand la chanteuse que je suis (étais) excelle principalement dans la maîtrise du « lalala ». Pourtant, l’orgueil étant un trait important de mon caractère, le refus d’un tel casting, par peur d’un échec humiliant, ne fait (malheureusement) pas partie de mon langage.

 

Question : par où commencer les révisions et l’apprentissage d’un répertoire aussi vaste que celui du patrimoine de la chanson française ? Tout d’abord, ressortir les vieux classeurs poussiéreux, se brancher sur MFM en continu, dormir, penser répertoire francophone au point de finir par répondre à chaque question que l’on me pose par le texte intégral d’un tube des années 60 à aujourd’hui. Je vous laisse imaginer la tension de mon entourage, devant choisir ses mots comme l’arme de son propre assassinat…

 

Enfin le jour dit est arrivé, toujours trop tôt, toujours à la hâte. La contemplation de mon armoire presque vide m’apporte la confirmation que ma tenue vestimentaire ne suffira pas à compenser mes lacunes. Alors je décide de friser mes cheveux, pour faire diversion. Les dernières heures avant l’audition filent au rythme de mes pauvres tentatives de mémorisation de textes et, accompagnée de mon fidèle ami et répétiteur Mister A., nous partons à mon rendez-vous sans grand enthousiasme. Tic-tac, toutes les chansons se mélangent dans ma tête pour ne devenir qu’une hymne nationale du trac et du rouge brûlant aux joues.

 

Devant la porte des studios, ceux-là même où mon estomac se nouait déjà six ans plus tôt lors des enregistrements d’ « Entrée d’artistes », je respire profondément et appelle le directeur de casting afin qu’il m’accompagne jusqu’à l’autel de ma mise à mort. Il me tend une liste dans laquelle je dois choisir et chanter deux chansons, puis ensuite, face caméra, il me demande de faire une présentation originale, drôle et dynamique. Evidemment je mise tout là-dessus et j’en fais des tonnes avant d’arriver à l’ultime test : je te donne un titre, tu me chantes la chanson, où là, évidemment je me vautre lamentablement en ne reconnaissant aucun des titres demandés. Fin de round, je suis à terre.

 

Pourtant, il a suffit d’un simple clic sur mon interrupteur, agrémenté d’un soupçon de poudre de Perlimpinpin, pour que la vieille machine encrassée se réenclenche et soudainement, partir travailler ce matin me semble bien plus impossible que d’apprendre l’intégral de Céline Dion ou d’Obispo.

 

L’hibernation est terminée, l’animal en cage fulmine, mais aura-t-il le courage de briser les barreaux ?...

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